24 Heures du Mans 2007...        

  • 16   juin :    La Course
     24 Heures en images



Peugeot 807
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Il est 15 Heures le samedi 16 juin lorsque Roland du Luart, Président du Conseil général de la Sarthe, abaisse le drapeau français pour donner le départ de ces 24 Heures du Mans 2007...



Fillon + Sébastien Bourdais
... 24 heures du Mans qui vont bientôt connaître comme lors de l'odyséee de 2001 le déluge. En effet, alors que le départ vient à peine d'être donné, la pluie s'abat sur la piste. Les Safety Cars entrent en action et les concurrents sont contraints à ne plus doubler leurs prédécesseurs. Cette première neutralisation de la course ne sera pas la dernière... On voit ici la Peugeot n° 8 suivre avec discipline une Porsche de la catégorie GT1, pourtant bien moins rapide. Sans la neutralisation la lionne de Vélizy n'aurait fait qu'une bouchée de la petite GT du constructeur de Stuttgardt. Au point d'eau tous les animaux se respectent...


Fillon + Sébastien Bourdais
Le sec ne tarde pas à revenir, ce qui va permettre aux pilotes de reprendre des rythmes plus élevés: plus de 200 Km/H au tour et plus de 340 Km/H sur la ligne droite des Hunaudières. Ici la Pilbeam n°20 de l'équipage composé du très rapide  français  Marc Rostan, de l'anglais Gavin Pickering et de l'américain Chris MacAllister... Le joli prototype dessiné par l'ingénieur Pilbeam, équipé d'un moteur Judd et d'une boite Hewland au bruit reconnaissable entre tous ne survivra toutefois pas, contrairement à 2006,  au millésime 2007 et devra s'incliner dans la nuit... Dommage pour cette écurie animée par le sympathique Pierre Bruneau, pilote émérite et "qui plus est " Consultant en Qualité au sein du cabinet Orphée qu'il a créé et qu'il dirige...  



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A  l'entrée du virage Porsche, la Lola - Zytek  n°31, qui, on ne le sait pas encore, remportera demain la classe LMP2 (celle des petits prototypes), voit les ombres s'allonger... Le soleil est en effet en train de se coucher sur Le Mans pour une nuit, qui, si elle est à peu de choses près la plus courte de l'année, n'en sera pas moins la plus longue de la saison pour les pilotes d'endurance...



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Une nuit qui maintenant a très clairement fait son entrée sur le circuit... elle devient selon l'expression même de Saint Exupéry "ce lieu que l'on habite" (vol de nuit)... l'Aston Martin n°67, en route vers sa victoire de classe (GT1), en prend la mesure lors d'un freinage qui fait rougir ses disques de frein en carbone... lesquels mettent en évidence le rayonnement d'un corps noir bien moins conducteur que l'acier...  



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Une Aston Martin qui, la soif aidant, en vient à ravitailler nuitamment ... Si certains passent le plus clair de leur temps à l'obscurcir (selon Boris Vian) d'autres profitent de la nuit pour l'illuminer.. contre les magnifique Chevrolet Corvette de Detroit  et les superbes Saleen Oreca engagées par Hugues de Chaunac, c'est finalement les Aston Martin qui vont s'imposer cette année en GT1. Ah ces "Grand Tourisme",  quelle classe... et le tout "so British"



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Alors que le soleil vient à peine de se lever, la Porsche GT arborant les couleurs de l'assureur rouannais Matmut (présent en compétition automobile comme en compétition motonautique lors des 24 Heures de Rouen) pointe son joli museau à la sortie du ralentisseur de la courbe Dunlop... pour un galop qui va se terminer, non pas dans un bac à gravier, mais par une splendide victoire de classe: celle des GT2, les petites "Grand Tourisme"...



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Toutefois la matinée ne va pas se faire si radieuse... Après  un samedi qui avait vu passer une perturbation de "Sud Ouest" très dense à laquelle avait fait suite en soirée une "traine" relativement peu chargée,  la fin de l'aurore dominicale devait malheureusement ramener un second "front froid" (initialement prévu pour la nuit) dont les conséquences immédiates devaient être le retour d'une pluie abondante et des conditions de tenue de route "plus que limite", voire dantesques, pour les 3 dernières heures de course...  Ce que démontre ici l'Audi de tête, seule rescapée des 3 protypes d'Ingolstadt, laquelle tente vaillamment de rallier l'arrivée... en un projet qui semble se résumer a minima à ne pas abandonner la table de jeu sur un "Slip siding away", pour reprendre l'expression consacrée de Paul Simon...




A
Le Mans 15 Heures... En ce dimanche pluvieux du 17 juin 2007, Daniel Poissennot, Directeur de Course, abaisse le drapeau à damiers sur l'Audi R10 n° 1 d'Emanuelle Piro (au volant), Franck Biella et Marko Werner, laquelle  Audi remporte ces 75èmes 24 Heures du Mans, 84 ans après leur création en 1923... La Marque aux 4 anneaux d'Ingolsdtadt (anciennement Auto Union) en arrive donc après son premier succès de l'an 2000 à sa 8ème victoire conscutive en Sarthe  (7 avec Audi et une en 2003 avec sa filiale anglaise Bentley)...



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Toutefois dans le coeur des français le grand fauve victorieux de ces 75èmes 24 Heures du Mans, c'est la Lionne n°8 de Stéphane Sarrazin (Pole position 2007), Pedro Lamy et Sébastien Bourdais (meilleur temps des préliminaires)... lequel "Seb", après avoir pris le départ en tête et commis une petite erreur dés la première chicane,  se rattrappe plus que bien en amenant sa voiture "quelque peu à bout de souffle" (pression d'huile à zéro) à la seconde place des 24 Heures du Mans 2007, et ce sous un déluge de pluie... pour une autocélébration "à la ChampCar".

Sur ces images signées
David Legangneux (Le Mans Racing, Daily SportsCar, ConsultingNewsLine), nous vous donnons rendez-vous l'an prochain pour un Outcome qui pourrait être à l'avantage du constructeur français... Dans les 24 Heures du Mans, tourne la vie, tourne le temps...

Bertrand Villeret
Rédacteur en chef
ConsultingNewsLine

Images: David Legangneux,
Copyright David Legangneux 2007



Ce Spécial Le Mans 2007 est réalisé en collaboration avec les rédactions de :
consultingnewsline RCF Le Mans Economiematin
David Legangneux :    Le Mans Racing / DailySportscar / ConsultingNewsLIne
Stéphane Blu :             RCF Le Mans
Bertrand Villeret :        ConsultingNewsLine
Maxime Jamaux :       Sathemag

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